Eduardo David Ramos affichait le profil d’un simple coiffeur. Il cachait une réalité beaucoup plus sombre. Cet homme pratiquait des opérations de chirurgie esthétique clandestines. La police l’a récemment arrêté à Maracay (à environ 100 km à l’ouest de Caracas), au Venezuela. Il tentait d’échapper à la justice colombienne.
Une femme de 52 ans a croisé son chemin. Elle s’appelait Yulixa Toloza. Elle a perdu la vie dans des circonstances atroces. Elle souhaitait subir une lipoaspiration au laser. Elle s’est rendue à la clinique « Beauty Láser » à Bogota. Cet établissement opérait sous la couverture d’un salon de coiffure ordinaire.
Ramos ne possédait aucune qualification médicale. Il maniait pourtant des scalpels et des anesthésiants. Les enquêteurs soupçonnent l’utilisation de kétamine (puissant anesthésique). L’intervention a viré au cauchemar. La patiente a probablement succombé à une surdose médicamenteuse. Une extraction de graisse excessive pourrait aussi expliquer son décès.
Les caméras de sécurité ont filmé la suite macabre. Ramos et une complice ont porté le corps de la victime hors du bâtiment. Yulixa Toloza semblait déjà morte ou dans le coma. Ils ont jeté son cadavre dans une zone boisée isolée. Cet endroit se situe entre les municipalités d’Apulo et d’Anapoima (à environ 80 km au sud-ouest de Bogota).
Le meurtrier présumé a planifié sa fuite avec une froideur absolue. Il a réservé une course sur l’application DiDi (service de transport similaire à Uber). Le chauffeur l’a récupéré à 4h15 du matin. Il l’a déposé à l’aéroport El Dorado (l’aéroport international de Bogota). Ramos a ensuite traversé la frontière pour se réfugier dans son pays natal.
La propriétaire du salon se nomme María Fernanda Delgado Hernández. Les autorités l’ont également interpellée. Elle devra répondre de complicité devant les tribunaux.
« Ce charlatan a opéré avec un mépris total pour la vie de ses victimes », a déclaré un officier de la police judiciaire lors d’un point de presse le 20 mai. Ramos devra faire face à la justice.
Ce dossier dévoile les failles de l’inspection sanitaire à Bogota. Les fonctionnaires peinent à contrôler les petits commerces. Les salons de beauté échappent souvent aux vérifications poussées. Les clients ignorent le danger mortel caché derrière ces vitrines. Les prix attractifs effacent la méfiance naturelle. Les réseaux sociaux servent souvent de vitrine promotionnelle pour ces escrocs. Ils publient des photos trompeuses. Ils attirent ainsi une clientèle vulnérable.
Le gouvernement colombien promet des mesures plus fermes. Les lois actuelles ne dissuadent pas ces criminels. L’extradition de Ramos vers la Colombie constitue la prochaine étape judiciaire. L’enquête se poursuit pour identifier d’autres victimes potentielles.
Pour lire les détails de cette arrestation, consultez la source originale : El Tiempo (quotidien colombien).

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