Un homme accusé depuis six ans d’avoir profané le livre saint sikh a été tué chez lui dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026, au village de Turan, dans le district de Fatehgarh Sahib, au Pendjab. Mewa Singh, 45 ans, n’avait jamais été jugé pour les faits qui lui étaient reprochés. Il vivait en liberté sous caution depuis sept mois.
Des assaillants cagoulés, armés d’une arme blanche, sont entrés dans la maison familiale vers 1 h 30 du matin. Ils ont frappé Mewa Singh à plusieurs reprises, puis ont pris la fuite par-dessus le mur d’enceinte de la propriété. Sa fille et son épouse, réveillées par ses cris, se sont enfermées dans une pièce pour échapper à l’attaque, selon le récit de la fille rapporté par The Statesman du 14 juillet 2026.
« Mon père était sorti de la chambre pour aller aux toilettes. Nous l’avons soudain entendu crier : sauvez-moi, ils sont en train de me tuer, ils sont en train de me tuer. Nous nous sommes précipités pour le sauver », a raconté la fille de la victime au Statesman du 14 juillet 2026. « Deux hommes frappaient mon père avec une extrême violence. Quand nous avons tenté de le défendre, ils se sont jetés sur nous aussi. Nous n’avions d’autre choix que de nous enfermer dans une pièce pour sauver nos vies. »
Plusieurs médias indiens, dont Amar Ujala et TV9 Bharatvarsh, ont rapporté que Mewa Singh aurait été décapité, la tête et une main tranchées par l’arme des assaillants. Le sous-inspecteur de police (DSP) Vikramjit Singh Ghumman a démenti ces informations le 15 juillet 2026, selon The Tribune. Il a déclaré que la victime avait subi de multiples blessures infligées par une arme tranchante, sans confirmer de décapitation.
Mewa Singh avait été inculpé en octobre 2020 par le poste de police de Mandi Gobindgarh. Il lui était reproché d’avoir profané le Guru Granth Sahib au gurdwara du village de Turan. Il avait passé près d’un an en prison avant d’être libéré sous caution. Sa liberté conditionnelle avait ensuite été révoquée : il avait manqué plusieurs audiences en raison d’une blessure à la colonne vertébrale. Une seconde arrestation avait suivi. Il avait obtenu une nouvelle libération sous caution sept mois avant sa mort. Le procès, lui, n’avait jamais eu lieu.
Le sous-inspecteur Ghumman a précisé qu’un premier dossier visant Mewa Singh pour un motif similaire existait déjà. Une affaire de sacrilège avait été enregistrée contre lui en 2007, au même gurdwara du village de Turan, et l’avait aussi mené en prison. Aucune autre affaire criminelle n’avait été enregistrée contre lui entre 2007 et 2020, selon la police.
Une enquête sans suspect
Les policiers du secteur d’Amloh et le poste de Mandi Gobindgarh se sont rendus sur place après l’alerte donnée par des villageois. Le corps a été transporté à l’hôpital civil de Mandi Gobindgarh pour autopsie. Des équipes de médecine légale ont recueilli des échantillons de sang et d’autres éléments de preuve sur les lieux. Plusieurs équipes d’enquête ont été formées pour identifier les assaillants, toujours en fuite. Des policiers ont été déployés dans le village pour maintenir l’ordre.
Aucun motif établi
Le mobile du meurtre reste à déterminer, selon la police, qui dit examiner toutes les pistes possibles. La famille de Mewa Singh a affirmé n’avoir aucun conflit personnel ni différend en cours avec qui que ce soit dans le village.
Mewa Singh avait fermé son atelier de couture pour travailler dans un moulin local avant sa mort.
