La panique traverse les frontières. Une psychose collective s’empare des communautés au Mozambique. Des rumeurs circulent de village en village et sur les réseaux sociaux. Elles affirment que des individus volent ou atrophient les organes génitaux par un simple contact physique. Cette hystérie a déclenché une vague de justice populaire meurtrière.
La police de la province de Zambézie (au centre-nord du Mozambique) a confirmé de multiples lynchages le 24 mai 2026. Les foules terrorisées ont attaqué des innocents. Les victimes n’avaient aucun lien avec un quelconque vol. Les autorités locales ont arrêté des dizaines de personnes pour meurtre et agression.
« C’est un phénomène psychogène [d’origine psychologique] de masse », a déclaré un porte-parole de la police nationale lors d’une conférence de presse à Maputo le 25 mai 2026. « Les examens médicaux le prouvent. Les organes de tous les plaignants sont parfaitement intacts. Ces crimes sont absurdes. »
La crise n’est pas isolée. Elle reproduit le schéma exact des événements survenus en Tanzanie le mois dernier. En avril 2026, une rumeur identique a coûté la vie à sept personnes à Tunduma et Mbeya. La police tanzanienne avait alors procédé à plus de cinquante arrestations.
La littérature médicale nomme cette condition le syndrome de rétraction génitale, ou koro. Le phénomène frappe généralement en période de stress économique aigu. Les victimes de ces illusions sont sincères. Elles croient fermement à la réalité de la menace. Toutefois, la violence populaire qu’elles déclenchent détruit des vies réelles.
Le gouvernement du Mozambique multiplie les appels au calme à la radio. Les forces de l’ordre promettent des sanctions sévères contre les auteurs de lynchages. La peur, elle, refuse de mourir.
Source : RTP Notícias

[…] Les vidéos de ces scènes circulent ensuite sur les réseaux sociaux, notamment TikTok et WhatsApp. La panique s’étend ainsi aux comtés voisins. Le Kenya n’est pas le premier pays de la région à connaître ce phénomène : le Mozambique a récemment enregistré des lynchages meurtriers déclenchés par des rumeurs similai…. […]