Le syndrome du vol de sexe gagne le Mozambique : des rumeurs provoquent des lynchages

mai 27, 2026
Poste de police au Mozambique
Picsum ID: 59

La panique traverse les frontières. Une psychose collective s’empare des communautés au Mozambique. Des rumeurs circulent de village en village et sur les réseaux sociaux. Elles affirment que des individus volent ou atrophient les organes génitaux par un simple contact physique. Cette hystérie a déclenché une vague de justice populaire meurtrière.

La police de la province de Zambézie (au centre-nord du Mozambique) a confirmé de multiples lynchages le 24 mai 2026. Les foules terrorisées ont attaqué des innocents. Les victimes n’avaient aucun lien avec un quelconque vol. Les autorités locales ont arrêté des dizaines de personnes pour meurtre et agression.

« C’est un phénomène psychogène [d’origine psychologique] de masse », a déclaré un porte-parole de la police nationale lors d’une conférence de presse à Maputo le 25 mai 2026. « Les examens médicaux le prouvent. Les organes de tous les plaignants sont parfaitement intacts. Ces crimes sont absurdes. »

La crise n’est pas isolée. Elle reproduit le schéma exact des événements survenus en Tanzanie le mois dernier. En avril 2026, une rumeur identique a coûté la vie à sept personnes à Tunduma et Mbeya. La police tanzanienne avait alors procédé à plus de cinquante arrestations.

La littérature médicale nomme cette condition le syndrome de rétraction génitale, ou koro. Le phénomène frappe généralement en période de stress économique aigu. Les victimes de ces illusions sont sincères. Elles croient fermement à la réalité de la menace. Toutefois, la violence populaire qu’elles déclenchent détruit des vies réelles.

Le gouvernement du Mozambique multiplie les appels au calme à la radio. Les forces de l’ordre promettent des sanctions sévères contre les auteurs de lynchages. La peur, elle, refuse de mourir.

Source : RTP Notícias

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Luc Mercer

Luc Mercer

Luc Mercer est un pseudonyme, utilisé pour des raisons professionnelles. Le journaliste qui se cache derrière a passé plus de trente ans dans l'information quotidienne au sein d'un grand média national, avec des affectations à l'étranger en début de carrière. Il est aujourd'hui à la retraite. News of the New World est son registre des événements documentés, vérifiables, et largement absents des cycles d'information qu'il a observés pendant trois décennies. Il écrit ce qui s'est passé, qui en est responsable, et ce que disent les sources primaires — rien d'autre. Plus de détails dans la page À propos et les Normes éditoriales.

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