Il voulait se marier. L’univers s’y opposait — du moins, c’est ce qu’un tantrika (praticien occulte) lui avait dit. La solution : offrir une narbali. Un sacrifice humain.
Jeudi, dans un village du district de Pali, au Rajasthan, l’accusé a abordé Dhawan, 11 ans, qui rentrait de l’école coranique. Il l’a convaincu de le suivre jusqu’à la forêt, vers un étang. Là, il lui a lié les mains et les pieds. Il lui a fourré un chiffon dans la bouche pour l’empêcher de crier. Puis il lui a tranché la gorge avec une arme tranchante.
Autour du corps de l’enfant, les enquêteurs ont retrouvé des pots en terre brisés et des objets de cérémonie. Dhawan était couvert de sang.
Ce soir-là, l’accusé s’est rendu chez le grand-père de Dhawan. Il lui a annoncé lui-même que le corps de son petit-fils gisait au bord de l’étang. Quand la famille a alerté la police, il a pris la fuite.
L’ARRESTATION
La police a encerclé et arrêté l’accusé le vendredi matin. Sous interrogatoire, il a avoué les faits, selon NDTV Rajasthan.
L’accusé aurait expliqué qu’il n’arrivait pas à se marier depuis des années. Il aurait consulté plusieurs tantrikas et bhopas — des praticiens de rituels occultes — sans résultat. L’un d’eux lui aurait finalement prescrit une narbali : supprimer un enfant lèverait tous les obstacles cosmiques à son mariage.
L’arme du crime a été récupérée. Une équipe de la police scientifique a relevé des traces sur les lieux. L’autopsie a eu lieu vendredi soir. Le corps a été remis à la famille.
La police recherche toujours le tantrika qui aurait ordonné le sacrifice.
UN PHÉNOMÈNE QUI PERSISTE
Les meurtres rituels liés à des croyances occultes ne sont pas rares en Inde. En 2023, un double meurtre rituel commis dans l’État du Kerala avait provoqué une onde de choc nationale. Les victimes avaient été sacrifiées à la demande d’un praticien de magie noire.
Le district de Pali se trouve dans le Rajasthan, dans le nord-ouest de l’Inde, à environ 530 kilomètres au sud-ouest de New Delhi.
En Inde, le meurtre est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Le complice qui prescrit ou ordonne un sacrifice humain risque les mêmes peines.
