La police de Pune a arrêté le 17 juin 2026 Radhamohan Mishra, 59 ans, directeur du « Gurudev Sadhana Dham Trust », un ashram du quartier de Kharadi, sur plainte d’une ingénieure en informatique qui affirme avoir subi des sévices sexuels, physiques et psychologiques de sa part pendant 17 ans. Huit personnes ont été arrêtées au total, dont Swami Kamwal Nayan, 58 ans, et six femmes disciples. Les enquêteurs ont saisi 23 clés USB contenant des vidéos intimes présumées de 35 couples.
Mishra se présentait à ses disciples comme une incarnation de Dieu, dotée de pouvoirs surnaturels, selon Punekar News du 17 juin 2026. La plaignante, 41 ans, fille de deux médecins, avait été introduite dans l’orbite de l’ashram dans son enfance, quand son père a commencé à fréquenter Swami Kamwal Nayan, dont le premier établissement se trouvait à Panchkula, dans le nord de l’Inde. Mishra a convaincu la famille de financer la construction d’un « modern gurukul » à Pune, où elle a emménagé en 2010.
Les agressions sexuelles, selon la plainte, ont débuté en 2013 et se sont poursuivies jusqu’en 2016. L’emprise documentée s’étend de 2009 à 2026. Lorsque la victime résistait, Mishra lui infligeait des chocs électriques. Il l’aurait contrainte à absorber son urine, utilisé des vidéos explicites pour la faire chanter, poussée à voler au profit de l’ashram et tenté de faire transférer ses biens immobiliers à son nom par des moyens frauduleux. Six femmes disciples auraient activement facilité les abus, selon Punekar News du 17 juin 2026.
La surveillance des couples et le tunnel
Lors du raid du 17 juin 2026, la police a récupéré 23 clés USB. Leur examen préliminaire a révélé des vidéos d’intimité de 35 couples. Les enquêteurs soupçonnent que Mishra avait instruit ses disciples féminines d’enregistrer leurs moments privés avec leurs maris, puis de lui transmettre les fichiers via clé USB, selon Punekar News du 19 juin 2026. L’opération a également permis de saisir 12 ordinateurs portables, 11 téléphones mobiles, 19 disques durs, 6,5 lakhs de roupies en espèces (environ 7 800 dollars américains), des bijoux estimés à 15 lakhs de roupies (environ 18 000 dollars américains), dix cartouches et un stock de médicaments dont une partie était périmée.
Les enquêteurs ont par ailleurs découvert les travaux d’un tunnel en construction sous l’enceinte de l’ashram. Selon la police, Mishra aurait ordonné ce chantier à la suite de l’arrestation d’un autre faux gourou, Ashok Kharat, à Nashik, dans le même État du Maharashtra — une affaire qui avait récemment fait la une dans la région. Il a été arrêté avant que la construction soit achevée. Vingt-cinq personnes se trouvaient dans l’ashram au moment du raid, selon Punekar News du 19 juin 2026.
Les charges
Les huit suspects font face à des accusations au titre du Bharatiya Nyaya Sanhita — le code pénal indien en vigueur depuis juillet 2024 — notamment pour viol et complot criminel, ainsi que des violations de la loi de l’État du Maharashtra contre les pratiques superstitieuses et la magie noire. À leur comparution, ils ont été placés en garde à vue jusqu’au 20 juin 2026.
En juin 2026, un tribunal de Conakry condamnait un homme se présentant comme marabout pour le viol d’une adolescente, dont il conservait les cheveux pour la faire taire. La police de Pune s’attend à ce que d’autres victimes se manifestent à mesure que l’analyse légiste des appareils saisis avance.
