Coco, un loulou de Poméranie de 10 mois, est entré vivant dans un salon de toilettage pour chiens de la colonia Roma, un quartier central de Mexico, pour un simple bain. Moins d’une heure plus tard, sa famille a appris qu’il était mort. Les caméras de surveillance de l’établissement ont filmé un employé de 20 ans, identifié comme Kevin Armando « N », en train de le frapper.
La police de Mexico a interpellé Kevin Armando « N » le 22 juin sur les lieux, le salon Spa-Pet, à l’angle des rues Medellín et Coahuila. Il a été présenté au ministère public. La Fiscalía générale de justice de Mexico (le parquet de la ville) a ouvert une enquête pour maltraitance animale, un délit passible dans la capitale mexicaine de six ans de prison lorsqu’il entraîne la mort de l’animal.
Selon la plainte des propriétaires rapportée par Excélsior le 22 juin 2026, Coco a été confié au commerce pour un bain de routine. Les images de vidéosurveillance, devenues la principale preuve, montrent le chiot maintenu fermement sur une table de travail, puis des gestes brusques. L’animal cesse de réagir. L’employé tente ensuite de le stimuler à plusieurs reprises.
« Apprenti »
Le responsable du commerce a indiqué que le jeune homme était un « apprenti », selon Excélsior. Les mêmes images montrent qu’il opérait sans la supervision immédiate d’un employé plus expérimenté.
L’affaire est devenue virale après une publication du journaliste Carlos Jiménez sur le réseau social X, le 22 juin. D’autres clients ont ensuite décrit en ligne de mauvais traitements infligés à leurs propres animaux dans le même établissement. La famille de Coco réclame que l’enquête vise aussi le salon, et pas seulement l’employé.
Des collectifs de défense des animaux ont manifesté pour exiger justice et un contrôle accru de ce type de commerces.
Une industrie en pleine croissance
Les salons de toilettage, hôtels et pensions pour animaux se sont multipliés au Mexique au cours de la dernière décennie. Des spécialistes cités par Excélsior avertissent que la formation du personnel et les mécanismes de contrôle restent insuffisants.
La mort de Coco s’ajoute à une série d’affaires de cruauté animale qui provoquent l’indignation publique. À Mexico, la maltraitance animale est un délit. La détermination des peines dépendra des expertises et de ce que les autorités parviendront à établir.
Pour l’heure, la cause exacte de la mort de Coco reste suspendue aux résultats des examens ordonnés par le parquet.
